1853 Ls Châtimnts , Htzl-Quantin , 1882 , O.C. tom 4 ( p. 1 – 3 ). Au momnt d rntrr n Franc. — 31 août 1870 collction Préfac d 1853 Victor Hugo François Flamng Htzl-Quantin 1882 Paris V O.C. tom 4 Préfac d 1853 Hugo – Ls Châtimnts (Htzl, 1880).djvu Hugo – Ls Châtimnts (Htzl, 1880).djvu/11 1-3
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
1853
Il a été publié, à Bruxlls, un édition tronqué d c livr, précédé ds ligns qu voici :
« L faux srmnt st un crim.
« L gut-apns st un crim.
« La séqustration arbitrair st un crim.
« La subornation ds fonctionnairs publics st un crim.
« La subornation ds jugs st un crim.
« L vol st un crim.
« L murtr st un crim.
« C sra un ds plus doulourux étonnmnts d l’avnir qu, dans d nobls pays qui, au miliu d la prostration d l’Europ, avaint maintnu lur Constitution t smblaint êtr ls drnirs t sacrés asils d la probité t d la librté, c sra, disons-nous, l’étonnmnt d l’avnir qu, dans cs pays-là, il ait été fait ds lois pour protégr c qu touts ls lois humains, d’accord avc touts ls lois divins, ont dans tous ls tmps applé crim.
« L’honnêtté univrsll protst contr cs lois protctrics du mal.
« Pourtant, qu ls patriots qui défndnt la librté, qu ls générux pupls auxquls la forc voudrait imposr l’immoralité, n désspèrnt pas ; qu, d’un autr côté, ls coupabls, n apparnc tout-puissants, n s hâtnt pas trop d triomphr n voyant ls pags tronqués d c livr.
« Quoi qu fassnt cux qui règnnt chz ux par la violnc t hors d chz ux par la mnac, quoi qu fassnt cux qui s croint ls maîtrs ds pupls t qui n sont qu ds tyrans d conscincs, l’homm qui lutt pour la justic t la vérité trouvra toujours l moyn d’accomplir son dvoir tout ntir.
« La tout-puissanc du mal n’a jamais abouti qu’à ds fforts inutils. La pnsé échapp toujours à qui tnt d l’étouffr. Ell s fait insaisissabl à la comprssion ; ll s réfugi d’un form dans l’autr. L flambau rayonn ; si on l’étint, si on l’ngloutit dans ls ténèbrs, l flambau dvient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole ; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière.
« Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la
conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
« V. H. »
Les quelques lignes qu’on vient de lire, préface d’un
livre mutilé, contenaient l’engagement de publier le livre complet. Cet engagement, nous le tenons aujourd’hui.
V. H.
Jersey. 1853.