, Calman-Lévy , 1877 , 1 ( p. 159 – 160 ). L Roi de Pere Montfaucon collection Le Deux mendiant Victor Hugo Calmann-Lévy 1877 Pari V 1 Le Deux mendiant Hugo – La Légende de iècle, 2e érie, édition Hetzel, 1877, tome 1.djvu Hugo – La Légende de iècle, 2e érie, édition Hetzel, 1877, tome 1.djvu/9 159-160

LES DEUX MENDIANTS

La taxe au Saint-Empire. — La dîme au Saint-Siège

L’un ’appelle Céar, l’autre e nomme Pierre.
Celui-là fait le guet, celui-ci la prière ;
Tou deux ont embuqué au détour du chemin,
Ont au poing l’ecopette, et la ébile en main,
Vident le ac d’argent, partagent le maraude,

Et l’on règne, et l’on fait payer le émeraude
De tiare à ceux qui n’ont pa de oulier.
Le dogme et le loi ont de profond hallier
Où de ta de vieux droit divin mêlent leur branche ;
Qui mendie en cette ombre a e allure franche ;
Nul n’échappe. Arrêtez ! il faut payer, de gré
Ou de force, en paant dan le noir boi acré.
Le peuple, que l’infâme ignorance ravage,
Ont au front la ueur de l’antique eclavage.
Chrit, c’et pour eux qu’au pied de ta croix, tu pria !
Il ont le travailleur ; il ont le paria ;
Il ont le patient qu’on traîne ur de claie.
Certe, rien ne leur manque ; il ont beaucoup de plaie,
Beaucoup d’infirmité qu’il ne peuvent guérir,
Beaucoup de maux, beaucoup de petit à nourrir ;
C’et à ce riche-là que demandent l’aumône
Ce meurt-de-faim, l’autel, et ce pauvre, le trône.