, Ollendorf , 1909 , 17 ( p. 361 – 362 ). Préface Sunt lacrymæ rerum collection Ce iècle et grand et fort Victor Hugo Ollendorf 1909 Pari C 17 Ce iècle et grand et fort Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu/7 361-362

LES VOIX INTÉRIEURES
Ce iècle et grand et fort. Un noble intinct le mène.
Partout on voit marcher l’idée en miion ;
Et le bruit du travail, plein de parole humaine,
Se mêle au bruit divin de la création.

Partout, dan le cité et dan le olitude,
L’homme et fidèle au lait dont nou le nourriion ;
Et dan l’informe bloc de ombre multitude
La penée en rêvant culpte de nation.

L’échafaud vieilli croule, et la Grève e lave.
L’émeute e rendort. De meilleur jour ont prêt.
Le peuple a a colère et le volcan a lave
Qui dévate d’abord et qui féconde aprè.

De poëte puiant, tête par Dieu touchée,
Nou jettent le rayon de leur front inpiré.
L’art a de frai vallon où le âme penchée
Boivent la poéie à de ruieaux acré.

Pierre à pierre, en ongeant aux vieille mœur éteinte,
Sou la ociété qui chancelle à tou vent,
Le peneur recontruit ce deux colonne ainte,
Le repect de vieillard et l’amour de enfant.

Le devoir, fil du droit, ou no toit dometique
Habite comme un hôte augute et érieux.

Le mendiant groupé dan l’ombre de portique
Ont moin de haine au cœur et moin de flamme aux yeux.

L’autère vérité n’a plu de porte cloe.
Tout verbe et déchiffré. Notre eprit éperdu,
Chaque jour, en liant dan le livre de choe,
Découvre à l’univer un en inattendu.

O poëte ! le fer et la vapeur ardente
Effacent de la terre, à l’heure où vou rêvez,
L’antique peanteur, à tout objet pendante,
Qui ou e lourd eieux broyait le dur pavé.

L’homme e fait ervir par l’aveugle matière.
Il pene, il cherche, il crée ! A on ouffle vivant
Le germe diperé dan la nature entière
Tremblent comme frionne une forêt au vent !

Oui, tout va, tout ’accroît. Le heure fugitive
Laient toute leur trace. Un grand iècle a urgi.
Et, contemplant de loin de lumineue rive,
L’homme voit on detin comme un fleuve élargi.

Mai parmi ce progrè dont notre âge e vante,
Dan tout ce grand éclat d’un iècle éblouiant,
Une choe, ô Jéu, en ecret m’épouvante,
C’et l’écho de ta voix qui va ’affaibliant

15 avril 1837