! matelot ! vou déploierez le voile Le Rayon et le Ombre , Ollendorf , 1909 , 17 ( p. 585 – 586 ). Mère, l’enfant qui joue à votre euil joyeux Spectacle raurant collection Matelot ! matelot ! vou déploierez le voile Victor Hugo Ollendorf 1909 Pari C 17 Matelot ! matelot ! vou déploierez le voile Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu/7 585-586
Matelot ! matelot ! vou déploierez le voile ;
Vou voguerez, joyeux parfoi, morne ouvent ;
Et vou regarderez aux lueur de étoile
La rive, écueil ou port, elon le coup de vent.

Envieux, vou mordrez la bae de tatue.
Oieaux, vou chanterez ! vou verdirez, rameaux !
Porte, vou croulerez de lierre revêtue.
Cloche, vou ferez vivre et rêver le hameaux.

Teignant votre nature aux mœur de tou le homme,
Voyageur, vou irez comme d’errant flambeaux ;
Vou marcherez penif ur la terre où nou omme,
En vou reouvenant quelquefoi de tombeaux.

Chêne, vou grandirez au fond de olitude.
Dan le lointain brumeux, à la clarté de oir,
Vieux aule, vou prendrez de trite attitude,
Et vou vou mirerez vaguement aux lavoir.

Nid, vou treaillirez entant croître de aile ;
Sillon, vou frémirez entant ourdre le blé.
Torche, vou jetterez de rouge étincelle
Qui tourbillonneront comme un eprit troublé.

Foudre, vou nommerez le Dieu que la mer nomme.
Ruieaux, vou nourrirez la fleur qu’avril dora ;
Vo flot refléteront l’ombre austère de l’homme.
Et vos flots crouleront, et l’homme passera.

Chaque chose et chacun, âme, être, objet ou nombre,
Suivra son cours, sa loi, son but, sa passion,

Portant sa pierre à l’œuvre indéfinie et sombre
Qu’avec le genre humain fait la création !

Moi, je contemplerai le Dieu père du monde,
Qui livre à notre soif, dans l’ombre ou la clarté,
Le ciel, cette grande urne, adorable et profonde,
Où l’on puise le calme et la sérénité !