, Ollendorf , 1912 , 24 ( p. 745 – 746 ). Extae Bounaberdi collection Le Poëte au calife Victor Hugo Ollendorf 1912 Pari C 24 Le Poëte au calife Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu/7 745-746

XXXVIII Le POËTE AU CALIFE.

Tou le habitant de la terre ont devant lui comme un néant ; il fait tout ce qui lui plaît ; et nul ne peut réiter à a main puiante, ni lui dire : Pourquoi avez-vou fait aini ?
Daniel.

Ô ultan Noureddin, calife aimé de Dieu !
Tu gouverne, eigneur, l’empire du milieu,

De la mer rouge au fleuve jaune.

Le roi de nation, ver ta face tourné,
Pavent, ilencieux, de leur front proterné

Le chemin qui mène à ton trône.

Ton érail et trè grand, te jardin ont trè beaux.
Te femme ont de yeux vif comme de flambeaux,

Qui pour toi eul percent leur voile.

Lorque, atre impérial, aux peuple plein d’effroi
Tu lui, te troi cent fil brillent autour de toi

Comme ton cortège d’étoile.

Ton front porte une aigrette et ceint le turban vert.
Tu peux voir folâtrer dan leur bain, entr’ouvert

Sou la fenêtre où tu te penche,

Le femme de Madra plu douce qu’un parfum,
Et le fille d’Alep qui ur leur beau ein brun

Ont de collier de perle blanche.

Ton abre large et nu emble en ta main grandir.
Toujour dan la bataille on le voit replendir,

San trouver turban qui le rompe,

Au point où la mêlée a de plu noir détour,
Où le grand éléphant, entre-choquant leur tour,

Prennent de chevaux dan leur trompe.

Une fée et cachée en tout ce que tu voi.
Quand tu parle, calife, on dirait que ta voix

Decend d’un autre monde au nôtre ;

Dieu lui-même t’admire, et de félicité
Emplit la coupe d’or que te jour enchanté,

Joyeux, e paent l’un à l’autre.

Mai ouvent dan ton cœur, radieux Noureddin,
Une trite penée apparaît, et oudain

Glace ta grandeur taciturne ;

Telle en plein jour parfoi, ou un oleil de feu,
La lune, atre de mort, blanche au fond d’un ciel bleu,

Montre à demi on front nocturne.

Octobre 1828.