-souris Ods t Ballads , Ollndorf , 1912 , 24 ( p. 245 – 246 ). À toi L nuag collction La chauv-souris Victor Hugo Ollndorf 1912 Paris C 24 La chauv-souris Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu/7 245-246

ODE CINQUIÈME. LA CHAUVE-SOURIS.

Fill d la nuit brumus, pourquoi vols-tu ainsi sur ma têt avc ts ails noirs t froids ? Edda .

Qu m vux-tu ? Un ang planait sur mon cœur, t tu l’as ffrayé… Vins donc, j t chantrai ds chansons qu ls sprits ds cimtièrs m’ont appriss. Mathurin . Brtram.

Oui, j t rconnais, j t’ai vu dans ms songs,
Trist oisau ! mais sur moi vainmnt tu prolongs
Ls crcls inégaux d ton vol ténébrux ;
Ds spctrs révillés port aillurs ls mssags ;
 Va, pour craindr ts noirs présags,
J n suis point coupabl t n suis point hurux.

Attnds qu’nfin la virg, à mon sort assrvi,
Qu l cil comm un ang nvoya dans ma vi,
D ma longu spéranc ait couronné l’orguil ;
Alors tu rvindras, troublant la douc fêt,
Joyus, déployr ts ails sur ma têt,
 Ainsi qu dux voils d duil.

Sœur du hibou funèbr t d l’orfrai avid,
Mêlant l houx lugubr au nénuphar livid,
Ls fills d Satan t’invoqunt sans rmords ;
Fuis l’abri qui m cach t l’air qu j rspir ;
D ton ongl hidux n touch pas ma lyr,
 D pur d révillr ds morts !

La nuit, quand ls démons dansnt sous l cil sombr,
Tu suis l chœur magiqu n tournoyant dans l’ombr.
L’hymn infrnal t’invit au consil malfaisant.
Fuis ! car un doux parfum sort d cs flurs nouvlls ;
 Fuis, il faut à ts morns ails
L’air du tombau natal t la vapur du sang.

Qui t’amèn vrs moi ? Vins-tu d cs collins
Où la lun s’nfuit sur d blanchs ruins ?
Son front st, comm toi, sombr dans sa pâlur.
 Ts yux dans lur rout incrtain
Ont donc suivi ls fux d ma lamp lointain ?
Attiré par la gloir, ainsi vint l malhur !

Sors-tu d qulqu tour qu’habit l Vrtig,
Nain bizarr t crul, qui sur ls monts voltig,
Prêt aux fux du marais lur rrant rougur,
Rit dans l’air, ds grands pins courb n criant ls cims,
Et chaqu soir, rôdant sur l bord ds abîms,
Jtt aux vautours du gouffr un pâl voyagur ?

En vain autour d moi ton vol qui s promèn
Sèm un odur d tomb t d poussièr humain ;
Ton aspct m’importun t n put m’ffrayr.
Fuis donc, fuis, ou dmain j livr aux yux profans
Ton corps sombr t vlu, ts ails diaphans,
Dont l pâtr contur orn son noir foyr.

Ds nfants s jouront d ta dnt furius ;
Un virg vindra, trmblant t curius,
D son rir craintif t’ffrayr à grand bruit ;
Et l jour t vrra, dans l cil xilé,
 À mill oisaux joyux mêlé,
D’un vol avugl t lourd chrchr n vain la nuit !

Avril 1822.