, Ollendorf , 1912 , 24 ( p. 333 – 334 ). Écoute-moi, Mdeleine La chae du Burgrave collection À un paant Victor Hugo Ollendorf 1912 Pari C 24 À un paant Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu/7 333-334

BALLADE DIXIÈME. À UN PASSANT.

Au oleil couchant
Toi qui va cherchant
 Fortune
Prend garde de choir ;
La terre, le oir
 Et brune.

L’océan trompeur
Couvre de vapeur
 La dune.
Voi, à l’horizon,
Aucune maion !
 Aucune !

Maint voleur te uit ;
La choe et, la nuit,
 Commune.
Le dame de boi
Nou gardent parfoi
 Rancune

Elle vont errer ;
Crain d’en rencontrer
 Quelqu’une.
Le lutin de l’air
Vont daner au clair
 De lune.

La Chanon du fou.

Voyageur, qui, la nuit, ur le pavé onore
De ton chien inquiet pae accompagné,
Aprè le jour brûlant, pourquoi marcher encore :
Où mène-tu i tard ton cheval réigné ?

La nuit ! — Ne crain-tu pa d’entrevoir la tature
Du brigand dont un abre a chargé la ceinture,
Ou qu’un de ce vieux loup, prè de route rôdant,
Qui du fer de courier méprient l’étincelle,
D’un bond bruque et oudain ’attachant à ta elle,
Ne mêle à ton ang noir l’écume de e dent ?

Ne crain-tu pa urtout qu’un follet à cette heure
N’allonge ou te pa le chemin qui te leurre.
Et ne te fae, héla ! aini qu’aux ancien jour,
Rêvant quelque logi dont la vitre cintille

Et le faian, doré par l’âtre qui pétille,
Marcher ver de clarté qui reculent toujour ?

Crain d’aborder la plaine où le abbat ’aemble,
Où le démon hurlant viennent daner enemble ;
Ce mur maudit par Dieu, par Satan profané,
Ce magique château dont l’enfer ait l’hitoire,
Et qui, déert le jour, quand tombe la nuit noire,
Enflamme e vitraux dan l’ombre illuminé !

Voyageur iolé, qui t’éloigne i vite,
De ton chien inquiet la nuit accompagné,
Aprè le jour brûlant, quand le repo t’invite,
Où mène-tu i tard ton cheval réigné ?

22 octobre 1825.