: Toute la lyre , Ollendorf , 1935 , 33 ( p. 9 – 10 ). collection Toute la lyre Victor Hugo Ollendorf 1935 Pari C 33 Hugo – Œuvre coplète, Impr. nat., Poéie, tome XII.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome XII.djvu/9 9-10

Aie une mue belluaire,
Sinon tu era dévoré.
Le ciel t’offre un double uaire,
L’un étoilé, l’autre azuré.

Va, revêt-le l’un aprè l’autre ;
Et vere aux homme, tour à tour,
Juticier ombre ou tendre apôtre,
Tantôt l’ombre et tantôt le jour.

Soi la nuit qui montre le atre ;
Pui oi le oleil tout à coup,
Témoin de bien et de déatre,
Éclairant tout, éclipant tout.

Car tu reemble au prophète
Qui foudroyait et ouriait ;
Et ton âme de flot et faite
Comme l’océan inquiet.

Soi par l’aigle et par la chouette
Contemplé dan l’horreur de boi ;
Soi l’immobile ilhouette ;
Soi la lueur et oi la voix.

Le paltérion formidable
Vibre en te main, ô barde roi,
Eprit, poëte, âme inondable !
Une aurore et derrière toi.

L’ange en paant te fait de ignes ;
Les lions te suivent des yeux ;
Et, comme sept immenses lignes
S’allongeant de la terre aux cieux,

On voit, grâce à toi qui sais lire
Dans le coeur des hommes mouvants,
L’ombre des cordes de la lyre
Sur tout ce que font les vivants.

10 avril 1876.