À l’Arc de triomphe

Les voix intérieures (1837) . (extrait) II Oh ! Paris est la cité mère ! Paris est le lieu solennel Où le tourbillon éphémère Tourne sur un centre éternel ! Paris ! feu sombre ou pure étoile ! Morne Isis couverte d’un voile ! Araignée à l’immense toile Où se prennent les nations ! Fontaine […]

À quoi je songe

Les voix intérieures (1837) . À quoi je songe ? — Hélas ! loin du toit où vous êtes, Enfants, je songe à vous ! à vous, mes jeunes têtes, Espoir de mon été déjà penchant et mûr, Rameaux dont, tous les ans, l’ombre croît sur mon mur, Douces âmes à peine au jour épanouies, […]

À un riche

Les voix intérieures (1837) . Jeune homme ! je te plains ; et cependant j’admire Ton grand parc enchanté qui semble nous sourire, Qui fait, vu de ton seuil, le tour de l’horizon, Grave ou joyeux suivant le jour et la saison, Coupé d’herbe et d’eau vive, et remplissant huit lieues De ses vagues massifs […]

À Virgile

Les voix intérieures (1837) . Ô Virgile ! ô poète ! ô mon maître divin ! Viens, quittons cette ville au cri sinistre et vain, Qui, géante, et jamais ne fermant la paupière, Presse un flot écumant entre ses flancs de pierre, Lutèce, si petite au temps de tes Césars, Et qui jette aujourd’hui, cité […]

À Albert Dürer

Les voix intérieures (1837) . Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots Court du fût noir de l’aulne au tronc blanc des bouleaux, Bien des fois, n’est-ce pas ? à travers la clairière, Pâle, effaré, n’osant regarder en arrière, Tu t’es hâté, tremblant et d’un pas convulsif, Ô mon maître Albert Dure, […]

À des oiseaux envolés

Les voix intérieures (1837) . Enfants ! – Oh ! revenez ! Tout à l’heure, imprudent, Je vous ai de ma chambre exilés en grondant, Rauque et tout hérissé de paroles moroses. Et qu’aviez-vous donc fait, bandits aux lèvres roses ? Quel crime ? quel exploit ? quel forfait insensé ? Quel vase du Japon […]