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De la femme au ciel

poème

De la femme au ciel

Les chansons des rues et des bois (1865)
.

L’âme a des étapes profondes.
On se laisse d’abord charmer,
Puis convaincre. Ce sont deux mondes.
Comprendre est au-delà d’aimer.
Aimer, comprendre : c’est le faîte.
Le Coeur, cet oiseau du vallon,
Sur le premier degré s’arrête ;
L’Esprit vole à l’autre échelon.
À l’amant succède l’archange ;
Le baiser, puis le firmament ;
Le point d’obscurité se change
En un point de rayonnement.
Mets de l’amour sur cette terre
Dans les vains brins d’herbe flottants.
Cette herbe devient, ô mystère !
Le nid sombre au fond du printemps.
Ajoute, en écartant son voile,
De la lumière au nid béni.
Et le nid deviendra l’étoile
Dans la forêt de l’infini.

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