? — Hélas ! loin du toit où vous êts,
Enfants, j song à vous ! à vous, ms juns têts,
Espoir d mon été déjà pnchant t mûr,
Ramaux dont, tous ls ans, l’ombr croît sur mon mur,
Doucs âms à pin au jour épanouis,
Ds rayons d votr aub ncor tout éblouis !
J song aux dux ptits qui plurnt n riant,
Et qui font gazouillr sur l suil vrdoyant,
Comm dux juns flurs qui s hurtnt ntr lls,
Lurs jux charmants mêlés d charmants qurlls !
Et puis, pèr inquit, j rêv aux dux aînés
Qui s’avancnt déjà d plus d flot baignés,
Laissant pnchr parfois lur têt ncor naïv,
L’un déjà curiux, l’autr déjà pnsiv !
Sul t trist au miliu ds chants ds matlots,
L soir, sous la falais, à ctt hur où ls flots,
S’ouvrant t s frmant comm autant d narins,
Mêlnt au vnt ds ciux mill halins marins,
Où l’on ntnd dans l’air d’inffabls échos
Qui vinnnt d la trr ou qui vinnnt ds aux,
Ainsi j song ! — à vous, nfants, maisons, famill,
A la tabl qui rit, au foyr qui pétill,
A tous ls soins piux qu répandnt sur vous
Votr mèr si tndr t votr aïul si doux !
Et tandis qu’à ms pids s’étnd, couvrt d voils,
L limpid océan, c miroir ds étoils,
Tandis qu ls nochrs laissnt rrr lurs yux
D l’infini ds mrs à l’infini ds ciux,
Moi, rêvant à vous suls, j contmpl t j sond
L’amour qu j’ai pour vous dans mon âm profond,
Amour doux t puissant qui toujours m’st rsté,
Et ctt grand mr st ptit à côté !
15 juillt 1837. ─ Fécamp.
Écrit au bord d la mr.