! ô poèt ! ô mon maîtr divin !
Vins, quittons ctt vill au cri sinistr t vain
Qui, géant, t jamais n frmant la paupièr,
Prss un flot écumant ntr ss flancs d pirr,
Lutèc, si ptit au tmps d ts césars,
Et qui jtt aujourd’hui, cité plin d chars,
Sous l nom éclatant dont l mond la nomm,
Plus d clarté qu’Athèns t plus d bruit qu Rom.
Pour toi qui dans ls bois fais, comm l’au ds ciux,
Tombr d fuill n fuill un vrs mystériux,
Pour toi, dont la pnsé mplit ma rêvri,
J’ai trouvé, dans un ombr où rit l’hrb fluri,
Entr Buc t Mudon, dans un profond oubli,
— Et quand j dis Mudon, suppos Tivoli ! —
J’ai trouvé, mon poèt, un chast vallé
À ds cotaux charmants nonchalammnt mêlé,
Rtrait favorabl à ds amants cachés,
Fait d flots dormants t d ramaux pnchés,
Où midi baign n vain d ss rayons sans nombr
La grott t la forêt, frais asils d l’ombr !
Pour toi j l’ai chrché, un matin, fir, joyux,
Avc l’amour au cœur t l’aub dans ls yux ;
Pour toi j l’ai chrché, accompagné d cll
Qui sait tous ls scrts qu mon âm rcèl,
Et qui, sul avc moi sous ls bois chvlus,
Srait ma Lycoris si j’étais ton Gallus.
Car ll a dans l cœur ctt flur larg t pur,
L’amour mystériux d l’antiqu natur !
Ell aim comm nous, maîtr, cs doucs voix,
C bruit d nids joyux qui sort ds sombrs bois,
Et, l soir, tout au fond d la vallé étroit,
Ls cotaux rnvrsés dans l lac qui miroit,
Et, quand l couchant morn a prdu sa rougur,
Ls marais irrités ds pas du voyagur,
Et l’humbl chaum, t l’antr obstrué d’hrb vrt,
Et qui smbl un bouch avc trrur ouvrt,
Ls aux, ls prés, ls monts, ls rfugs charmants,
Et ls grands horizons plins d rayonnmnts !
Maîtr ! puisqu voici la saison ds prvnchs,
Si tu vux, chaqu nuit, n écartant ls branchs,
Sans évillr d’échos à nos pas hasardux,
Nous irons tous ls trois, c’st-à-dir tous dux,
Dans c vallon sauvag, t d la solitud,
Rêvurs, nous surprndrons la scrèt attitud.
Dans la brun clairièr où l’arbr au tronc nouux
Prnd l soir un profil humain t monstruux,
Nous laissrons fumr, à côté d’un cytis,
Quelque feu qui s’éteint sans pâtre qui l’attise,
Et, l’oreille tendue à leurs vagues chansons,
Dans l’ombre, au clair de lune, à travers les buissons,
Avides, nous pourrons voir à la dérobée
Les satyres dansants qu’imite Alphésibée.
23 mars 18…