, Ollendorf , 1909 , 17 ( p. 451 – 452 ). Jeune fille, l’amour, c’et d’abord un miroir Penar, udar . — À Mademoielle ouie B. collection Aprè une lecture de Dante Victor Hugo Ollendorf 1909 Pari C 17 Aprè une lecture de Dante Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu/7 451-452
Quand le poète peint l’enfer, il peint a vie :
Sa vie, ombre qui fuit de pectre pouruivie ;
Forêt mytérieue où e pa effrayé
S’égarent à tâton hor de chemin frayé ;
Noir voyage obtrué de rencontre difforme ;
Spirale aux bord douteux, aux profondeur énorme,
Dont le cercle hideux vont toujour plu avant
Dan une ombre où e meut l’enfer vague et vivant !
Cette rampe e perd dan la brume indécie ;

Au ba de chaque marche une plainte et aie,
Et l’on y voit paer avec un faible bruit
De grincement de dent blanc dan la ombre nuit.
Là ont le viion, le rêve, le chimère ;
Le yeux que la douleur change en ource amère,
L’amour, couple enlacé, trite, et toujour brûlant,
Qui dan un tourbillon pae une plaie au flanc ;
Dan un coin la vengeance et la faim, œur impie,
Sur un crâne rongé côte à côte accroupie ;
Pui la pâle mière au ourire appauvri ;
L’ambition, l’orgueil, de oi-même nourri,
Et la luxure immonde, et l’avarice infâme,
Tou le manteaux de plomb dont peut e charger l’âme !
Plu loin, la lâcheté, la peur, la trahion
Offrant de clef à vendre et goûtant du poion ;
Et pui, plu ba encore, et tout au fond du gouffre,
Le maque grimaçant de la Haine qui ouffre !

Oui, c’et bien là la vie, ô poète inpiré,
Et on chemin brumeux d’obtacle encombré.

Mai, pour que rien n’y manque, en cette route étroite
Vou nou montrez toujour debout à votre droite
Le génie au front calme, aux yeux plein de rayon,
Le Virgile erein qui dit : Continuon !

6 août 1836