, Ollendorf , 1912 , 24 ( p. 239 – 241 ). Regret À toi collection Au vallon de Cherizy Victor Hugo Ollendorf 1912 Pari C 24 Au vallon de Cherizy Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu/7 239-241

ODE TROISIÈME. AU VALLON DE CHÉRIZY.

Factu um peregrinu… et quæivi qui imul contritaretur, et non fuit . P. lxviii .

Perfice greu meo emiti tui . P. xvi .

Je ui devenu voyageur… et j’ai cherché qui ’affligerait avec moi, et nul n’et venu.  Permet à me pa de uivre ta trace.

Le voyageur ’aied ou votre ombre immobile,
Beau vallon ; trite et eul, il contemple en rêvant
L’oieau qui fuit l’oieau, l’eau que ouille un reptile,
 Et le jonc qu’agite le vent.

Héla ! l’homme fuit l’homme ; et ouvent avant l’âge
Dan un cœur noble et pur e glie le malheur ;
Heureux l’humble roeau qu’alor un prompt orage
 En paant brie dan a fleur !

Cet orage, ô vallon, le voyageur l’implore.
Déjà la de a coure, il et bien loin encore
 Du terme où e maux vont finir ;
Il voit devant e pa, eul pour e outenir,
Aux rayon nébuleux de a funèbre aurore,
 Le grand déert de l’avenir.

De dégoût en dégoût il va traîner a vie.
Que lui font ce faux bien qu’un faux orgueil envie ?
Il cherche un cœur fidèle, ami de e douleur ;
Mai en vain ; nul ecour n’aplaniront a voie,
Nul parmi le mortel ne rira de a joie,
 Nul ne pleurera de e pleur !

Son ort et l’abandon ; et a vie iolée
Reemble au noir cyprè qui croît dan la vallée.
Loin de lui, le ly vierge ouvre au jour on bouton ;
Et jamai, égayant on ombre malheureue,
 Une jeune vigne amoureue
À e ombre rameaux n’enlace un vert feton.

 Avant de gravir la montagne,
Un moment au vallon le voyageur a fui.
Le ilence du moin répond à on ennui.
Il et eul dan la foule ; ici, douce compagne,
 La olitude et avec lui.

Iolé comme lui, mai plu que lui tranquille,
 Arbre, gazon, riant aile,
Sauvez ce malheureux du regard de humain !
Ruieaux, livrez vo bord, ouvrez vo flot docile
À e pied qu’a ouillé la fange de leur ville,
 Et la poudre de leur chemin.

Ah ! laiez-lui chanter, conolé ou vo ombre,
Ce long onge idéal de no jour le plu ombre,
La vierge au front i pur, au ourire i beau !
Si pour l’hymen d’un jour c’et en vain qu’il l’appelle,
Laiez du moin rêver à on âme immortelle
 L’éternel hymen du tombeau !

La terre ne tient point a penée aervie ;
Le bel epoir l’enlève au trite ouvenir ;

Deux ombre déormai dominent ur a vie :
L’une et dan le paé, l’autre dan l’avenir.

Oh ! di, quand viendra-tu ? Quel Dieu va te conduire,
Être charmant et doux, ver celui que tu plain ?
 Atre ami, quand viendra-tu luire,
Comme un oleil nouveau, ur e jour orphelin ?

Il ne t’obtiendra point, chère et noble conquête,
Au prix de ce vertu qu’il ne peut oublier ;
Il laie au gré du vent le jonc courber a tête ;
Il era le grand chêne, et devant la tempête
 Il aura rompre et non plier.

Elle approche, il la voit ; mai il la voit an crainte.
 Adieu, flot pur, berceaux épai,
Beau vallon où l’on trouve un écho pour a plainte,
 Boi heureux où l’on ouffre en paix !

Heureux qui peut, au ein du vallon olitaire,
Naître, vivre et mourir dan le champ paternel !
 Il ne connaît rien de la terre,
 Et ne voit jamai que le ciel !

Juillet 1821.