, elle et moi, dan le mont de Sicile.
Elle et fière pour tou et pour moi eul docile.
Le cieux et no pener rayonnaient à la foi.
Oh ! comme aux lieux déert le cœur ont peu farouche !
Que de fleur aux buion, que de baier aux bouche,
 Quand on et dan l’ombre de boi !

Pareil à deux oieaux qui vont de cime en cime,
Nou parvînme enfin tout au bord d’un abîme.
Elle oa ’approcher de ce ombre entonnoir ;
Et, quoique mainte épine offenât e main blanche,
Nou tâchâme, penché et nou tenant aux branche,
 D’en voir le fond lugubre et noir.

En ce même moment, un titan centenaire,
Qui venait d’y rouler ou vingt coup de tonnerre,
Se tordait dan ce gouffre où le jour n’oe entrer ;
Et d’horrible vautour au bec impitoyable,
Attiré par le bruit de a chute effroyable,
 Commençaient à le dévorer.

Alor, elle me dit : — J’ai peur qu’on ne nou voie !
Cherchon un antre afin d’y cacher notre joie !
Voi ce pauvre géant ! nou aurion notre tour !
Car le dieux envieux qui l’ont fait diparaître,
Et qui furent jaloux de a grandeur, peut-être
 Seraient jaloux de notre amour !

Septembre 18…