, voir Fin . Victor Hugo Fin Ods t Ballads , Ollndorf , 1912 , 24 ( p. 173 – 174 ). À la colonn d la plac Vndôm L poët collction Fin Victor Hugo Ollndorf 1912 Paris C 24 Fin Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu/7 173-174
ODE HUITIÈME. FIN.
Ubi dfuit orbis .
Ainsi d’un pupl ntir j fuilltais l’histoir !
Livr fatal d duil, d grandur, d victoir.
Et j sntais frémir mon luth contmporain,
Chaqu fois qu passait un grand nom, un grand crim,
Et qu l’une sur l’autre, avec un bruit sublime,
Retombaient les pages d’airain.
Fermons-le maintenant, ce livre formidable.
Cessons d’interroger ce sphin inabordable
Qui le garde en silence, à la fois monstre et dieu.
L’énigme qu’il propose échappe à bien des lyres ;
Il n’en écrit le mot sur le front des empires
Qu’en lettres de sang et de feu.
Ne cherchons pas ce mot. — Alors, pourquoi, poëte,
Ne t’endormais-tu pas sur ta lyre muette ?
Pourquoi la mettre au jour et la prostituer ?
Pourquoi ton chant sinistre et ta voix insensée ?… —
C’est qu’il fallait à ma pensée
Tout un grand peuple à remuer.
Des révolutions j’ouvrais le gouffre immonde ?
C’est qu’il faut un chaos à qui veut faire un monde ;
C’est qu’une grande voix dans ma nuit m’a parlé ;
C’est qu’enfin je voulais, menant au but la foule,
Avec le siècle qui s’écoule
Confronter le siècle écoulé.
Le génie a besoin d’un peuple que sa flamme
Anime, éclaire, échauffe, embrase comme une âme.
Il lui faut tout un monde à régir en tyran.
Dès qu’il a pris son vol du haut de la falaise,
Pour que l’ouragan soit à l’aise,
Il n’a pas trop de l’océan !
C’est là qu’il peut ouvrir ses ailes ; là, qu’il gronde
Sur un abîme large et sur une eau profonde ;
C’est là qu’il peut bondir, géant capricieux,
Et tournoyer, debout dans l’orage qui tombe,
D’un pied s’appuyant sur la trombe,
Et d’un bras soutenant les cieux !
26 mai 1828.