, Ollendorf , 1912 , 24 ( p. 335 – 342 ). À un paant Le pa d’arme du roi Jean collection La chae du Burgrave Victor Hugo Ollendorf 1912 Pari C 24 La chae du Burgrave Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome I.djvu/7 335-342
À PAUL.
BALLADE ONZIÈME. LA CHASSE DU BURGRAVE.
Un vieux faune en riait dan a grotte auvage. Segrai .
« Daigne protéger notre chae,
Châe
De moneigneur aint-Godefroi,
Roi !
« Si tu fai ce que je déire,
Sire,
Nou t’édifieron un tombeau,
Beau ;
« Pui je te donne un cor d’ivoire,
Voire
Un dai neuf à pan de velour,
Lourd,
« Avec dix chandelle de cire,
Sire !
Donc, te prion à deux genoux,
Nou,
« Nou qui, né de bon gentilhomme,
Somme
Le eigneur burgrave Alexi
Six. »
Voilà ce que dit le burgrave,
Grave,
Au tombeau de aint-Godefroi,
Froid.
« Mon page, empli mon ecarcelle,
Selle
Mon cheval de Calatrava ;
Va !
« Piqueur, va convier le comte.
Conte
Que ma meute aboie en me cour.
Cour !
« Archer, me compagnon de fête,
Faite
Votre épieu lie et vo cornet
Net.
« Nou feron ce oir une chère
Chère ;
Vou n’y recevrez, maître-queux,
Qu’eux.
« En chae, ami ! je vou invite.
Vite !
En chae ! allon courre le cerf,
Serf ! »
Il part, et madame Iabelle,
Belle,
Dit gaiement du haut de rempart :
« Par ! »
Tou le chaeur ont dan la plaine,
Pleine
D’ardent eigneur, de énéchaux
Chaud.
Ce ne ont que bailli et prêtre,
Reître
Qui avent traquer à pa lourd
L’our,
Dame en brillant équipage,
Page,
Fauconnier, clerc, et peu bénin
Nain.
En chae ! — Le maître en peronne
Sonne.
Fuyez ! voici le paladin,
Daim.
Il n’et pour vou comte d’empire
Pire
Que le vieux burgrave Alexi
Six !
Fuyez ! — Mai un cerf dan l’epace
Pae,
Et diparaît comme l’éclair.
Clair !
« Taïaut le chien, taïaut le homme !
Somme
D’argent et d’or paieront a chair
Cher !
« Mon château pour ce cerf ! — Marraine,
Reine
De beaux ylphe et de follet
Laid !
« Donne-moi on boi pour trophée,
Fée !
Mère du brave, et du chaeur
Sœur !
« Tout ce qu’un prêtre à a madone
Donne,
Moi, je te le promet ici,
Si
« Notre main, ta erve et ujette,
Jette
Ce beau cerf qui ’enfuit là-ba
Ba ! »
Du Chaeur Noir craignant l’injure,
Jure
Le vieux burgrave haletant,
Tant
Que déjà a meute qui jappe
Happe,
Et fête le pauvre animal
Mal.
Il fuit. La bande malévole
Vole
Sur a trace, et par le plu court
Court.
Adieu clo, plaine diaprée,
Prée,
Verger fleuri, jardin ablé,
Blé !
Le cerf, ’échappant de plu belle,
Bêle ;
Un boi à a coure et ouvert,
Vert.
Il entend venir ur e trace
Race
De chien dont vou eriez jaloux,
Loup ;
Piqueur, ardente haquenée,
Née
De ce étalon aux long crin
Craint,
Leur flanc, que de blanc harnoi ceignent,
Saignent
De coup fréquent de éperon
Prompt.
Le cerf, que le on de la trompe
Trompe,
Se jette dan le boi épai…
Paix !
Héla, en vain !… la meute cherche,
Cherche,
Et là tu retenti encor,
Cor !
Où fuir ? dan le lac ! Il ’y plonge,
Longe
Le bord où maint buion rampant
Pend.
Ah ! dan le eaux du lac agrete
Rete !
Héla ! pauvre cerf aux aboi,
Boi !
Contre toi la fanfare ameute
Meute,
Et veneur onnant du hautboi…
Boi !
Le archer ournoi qui t’attendent
Tendent
Leur arc dan l’épaieur du boi !…
Boi !
Il ont avide de carnage ;
Nage !
C’et ton eul epoir déormai ;
Mai
L’eaim, que a chair palpitante
Tente,
Aprè lui dan le lac profond
Fond.
Il ort ! — Plu d’epoir qui te leurre !
L’heure
Vient où pour toi tout et fini.
Ni
Te pied vif, ni Saint Marc de Leyde,
L’aide
Du cerf qu’un chien, à demi mort,
Mord,
Ne te auveront de morure
Sûre
De limier ardent de courroux,
Roux.
Voi ce chien qu’un erf ba et lâche
Lâche,
Voi le épieux à férir prêt,
Prè !
Meur donc ! la fanfare méchante
Chante
Ta chute au milieu de clameur.
Meur !
Et ce oir, ur le délectable
Table,
Tu fera un excellent met ;
Mai
On t’a vengé. — Fille d’Autriche
Triche
Quand l’hymen lui donne un barbon
Bon.
Or, an on hôte le bon comte
Compte.
Il revient, quoique fatigué,
Gai.
Et, tandi que ton ang ruielle,
Celle
Qu’époua le comte Alexi
Six,
Sur le front ride du burgrave
Grave,
Pauvre cerf, de rameaux aui ;
Si
Qu’au burg vou rentrez à la brune,
Brune,
Aprè un jour i haardeux,
Deux !
Janvier 1828.