, voir Paysag .
Victor Hugo Paysag Ods t Ballads , Ollndorf , 1912 , 24 ( p. 258 – 260 ). À G… Y. Encor à toi collction Paysag Victor Hugo Ollndorf 1912 Paris C 24 Paysag Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom I.djvu/7 258-260
ODE ONZIÈME. PAYSAGE.
Hoc rat in votis ! Horac .
Lorsqu j’étais nfant : « Vins, m disait la Mus,
Vins voir l bau géni assis sur mon autl !
Il n’st dans ms trésors rin qu j t rfus,
Soit qu l’altir clairon ou l’humbl cornmus
Attndnt ton souffl immortl.
« Mais fuis d’un mond étroit l’impur turbulnc ;
Là, rampnt ls ingrats, là, règnnt ls méchants.
Sur un luth inspiré lorsqu’un âm s’élanc,
Il faut qu, l’écoutant dans un chast silnc,
L’écho lui rnd tous ss chants !
« Choisis qulqu désrt pour y cachr ta vi.
Dans un ombr sacré mport ton flambau.
Hurux qui, loin ds pas d’un foul assrvi,
Dérobant ss concrts aux clamurs d l’nvi,
Lègu sa gloir à son tombau !
« L’horizon d ton âm st plus haut qu la trr.
Mais chrch à ta pnsé un mond harmoniux,
Où tout, n l’xaltant, charm ton cœur austèr,
Où ds saints clartés, qu null ombr n’altèr,
L doux rflt suiv ts yux.
« Qu’il soit un frais vallon, ton paisibl royaum,
Où, parmi l’églantir, l saul t l glaïul,
Tu pnss voir parfois, rrant comm un fantôm,
Cs magiqus palais qui naissnt sous l chaum,
Dans ls baux conts d l’aïul.
« Qu’un tour n ruin au flanc d la montagn
Pnd, t jtt son ombr aux flots d’un lac d’azur.
L soir, qu’un fu d pâtr, au fond d la campagn,
Comm un ami dont l’œil d loin nous accompagn,
Prc l crépuscul obscur.
« Quand, guidant sur l lac dux rams vagabonds,
L cil, dans c miroir, t’offrira ss tablaux,
Qu’un moll nué, n déroulant ss onds,
Montr à ts yux, baissés sur les vagues profondes,
Des flots se jouant dans les flots.
« Que, visitant parfois une île solitaire
Et des bords ombragés de feuillages mouvants,
Tu puisses, savourant ton exil volontaire,
En silence épier s’il est quelque mystère
Dans le bruit des eaux et des vents.
« Qu’à ton réveil joyeux, les chants des jeunes mères
T’annoncent et l’enfance, et la vie, et le jour.
Qu’un ruisseau passe auprès de tes fleurs éphémères,
Comme entre les doux soins et les tendres chimères
Passent l’espérance et l’amour.
« Qu’il soit dans la contrée un souvenir fidèle
De quelque bon seigneur, de hauteur dépourvu,
Ami de l’indigence et toujours aimé d’elle ;
Et que chaque vieillard le citant pour modèle,
Dise : Vous ne l’avez pas vu !
« Loin du monde surtout mon culte te réclame.
Sois le prophète ardent, qui vit le ciel ouvert,
Dont l’œil, au sein des nuits, brillait comme une flamme,
Et qui, de l’esprit sain ayant rempli son âme,
Allait, parlant dans le désert ! »
Tu le disais, ô Muse ! Et la cité bruyante
Autour de moi pourtant mêle ses mille voix,
Muse ! et je ne fuis pas la sphère tournoyante
Où le sort, agitant la foule imprévoyante,
Meut tant de destins à la fois !
C’est que, pour m’amener au terme où tout aspire,
Il m’est venu du ciel un guide au front joyeux ;
Pour moi, l’air le plus pur est l’air qu’elle respire ;
Je vois tous mes bonheurs, Muse, dans son sourire,
Et tous mes rêves dans ses yeux !
1823.