, Ollnorf , 1909 , 17 ( p. 304 – 306 ). À Madmoisll Louis B. Dat lilia collction Qu nous avons l dout n nous Victor Hugo Ollndorf 1909 Paris C 17 Qu nous avons l dout n nous Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom II.djvu Hugo – Œuvrs complèts, Impr. nat., Poési, tom II.djvu/7 304-306
D nos jours, — plaignz-nous, vous, douc t nobl fmm ! —
L’intériur d l’homm offr un sombr tablau.
Un srpnt st visibl n la sourc d l’au,
Et l’incrédulité ramp au fond d notr âm.
Vous qui n’avz jamais d sourir moquur
Pour ls accablmnts dont un âm st troublé,
Vous qui vivz srin, attntiv t voilé,
Homm par la pnsé t fmm par l cœur,
Si vous m dmandz, vous mus, à moi poèt,
D’où vint qu’un rêv obscur smbl agitr ms jours,
Qu mon front st couvrt d’ombrs, t qu toujours,
Comm un ramau dans l’air, ma vi st inquièt ;
Pourquoi j chrch un sns au murmur ds vnts ;
Pourquoi souvnt, moros t pnsif dès la vill,
Quand l’horizon blanchit à pin, j m’évill
Mêm avant ls oisaux, mêm avant ls nfants ;
Et pourquoi, quand la brum a déchiré ss voils,
Comm dans un palais dont j frais l tour,
J vais dans l vallon, contmplant tour-à-tour
Et l tapis d flurs t l plafond d’étoils ?
J vous dirai qu’n moi j port un nnmi,
L dout, qui m’mmèn rrr dans l bois sombr,
Spctr myop t sourd, qui, fait d jour t d’ombr,
Montr t cach à la fois tout chos à dmi !
J vous dirai qu’n moi j’intrrog à tout hur
Un instinct qui bégai, n ms sns prisonnir,
Près du bsoin d croir un désir d nir,
Et l’sprit qui rican auprès du cœur qui, plur !
Aussi vous m voyz souvnt parlant tout bas ;
Et comm un mndiant, à la bouch affamé,
Qui rêv assis dvant un port frmé,
On dirait qu j’attnds qulqu’un qui n’ouvr pas.
L dout ! mot funèbr t qu’n lttrs d flamms,
J vois écrit partout, dans l’aub, dans l’éclair,
Dans l’azur d c cil, mystériux t clair,
Transparnt pour ls yux, impénétrabl aux âms !
C’st notr mal à nous, nfants ds passions
Dont l’sprit n’attint pas votr calm sublim ;
A nous dont l brcau, risqué sur un abîm,
Vogua sur l flot noir ds révolutions.
Ls suprstitions, cs hiduss vipèrs,
Fourmillnt sous nos fronts où tout grm st flétri.
Nous portons dans nos cœurs l cadavr pourri
D la rligion qui vivait dans nos pèrs.
Voilà pourquoi j vais, trist t réfléchissant,
Pourquoi souvnt, la nuit, j rgard t j’écout.
Solitair, t marchant au hasard sur la rout
A l’hur où l passant smbl étrang au passant.
Hurux qui put aimr, t qui dans la nuit noir,
Tout n chrchant la foi, put rncontrr l’amour !
Il a du moins la lamp n attndant l jour.
Hurux c cœur ! Aimr, c’st la moitié d croire.
Octobre 1834.