, Ollendorf , 1909 , 17 ( p. 587 – 588 ). Matelot ! matelot ! vou déploierez le voile Écrit ur la vitre d’une fenêtre flamande collection Spectacle raurant Victor Hugo Ollendorf 1909 Pari C 17 Spectacle raurant Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu Hugo – Œuvre complète, Impr. nat., Poéie, tome II.djvu/7 587-588
Tout et lumière, tout et joie,
L’araignée au pied diligent
Attache aux tulipe de oie
Se ronde dentelle d’argent.

La frionnante libellule
Mire le globe de e yeux
Dan l’étang plendide où pullule
Tout un monde mytérieux !

La roe emble, rajeunie,
S’accoupler au bouton vermeil ;
L’oieau chante plein d’harmonie
Dan le rameaux plein de oleil.

Sa voix bénit le Dieu de l’âme
Qui, toujour viible au cœur pur,
Fait l’aube, paupière de flamme,
Pour le ciel, prunelle d’azur !

Sou le boi, où tout bruit ’émoue,
Le faon craintif joue en rêvant ;
Dan le vert écrin de la moue
Luit le carabée, or vivant.

La lune au jour et tiède et pâle
Comme un joyeux convalecent ;
Tendre, elle ouvre e yeux d’opale
D’où la douceur du ciel decend !

La giroflée avec l’abeille
Folâtre en baiant le vieux mur ;
Le chaud illon gaîment ’éveille,
Remué par le germe obcur.

Tout vit, et e poe avec grâce,
Le rayon ur le euil ouvert,
L’ombre qui fuit ur l’eau qui pae,
Le ciel bleu ur le coteau vert !

La plaine brille, heureue et pure ;
Le boi jae ; l’herbe fleurit. —
Homme ! ne crain rien ! la nature
Sait le grand ecret, et ourit.