poème

VI

Prêcher la guerre après avoir plaidé la paix !

Prêcher la guerre après avoir plaidé la paix !
Sagesse, dit le sage, eh quoi, tu me trompais !
Ô sagesse, où sont donc les paroles clémentes ?
Se peut-il qu’on t’aveugle ou que tu te démentes ?
Et la fraternité, qu’en fais-tu ? te voilà
Exterminant Caïn, foudroyant Attila !
— Homme, je ne t’ai pas trompé, dit la sagesse.
Tout commence en refus et finit en largesse ;
L’hiver mène au printemps et la haine à l’amour.
On croit travailler contre et l’on travaille pour.
En se superposant sans mesure et sans nombre,
Les vérités parfois font un tel amas d’ombre
Que l’homme est inquiet devant leur profondeur ;
La Providence est noire à force de grandeur ;
Ainsi la nuit sinistre et sainte fait ses voiles
De ténèbres avec des épaisseurs d’étoiles.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »