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? Les Cntemplatins , Nelsn , 1911 ( p. 156 ). Amur Explicatin cllectin ? Victr Hug Nelsn 1911 Paris T ? Hug – Les Cntemplatins, Nelsn, 1856.djvu Hug – Les Cntemplatins, Nelsn, 1856.djvu/9 156 XI ? Une terre au flanc maigre, âpre, avare, inclément, Où les vivants pensifs travaillent tristement, Et qui dnne à […]

Amour

! Loi, dit Jésus. Mystèe, dit Platon. Sait-on quel fil nous lie au fimament ? Sait-on Ce que les mains de Dieu dans l’immensité sèment ? Est-on maîte d’aime ? Pouquoi deux êtes s’aiment, Demande à l’eau qui cout, demande à l’ai qui fuit, Au moucheon qui vole à la flamme la nuit, Au ayon […]

Apparition

; Son vol éblouissant apaisait la tmpêt, Et faisait tair au loin la mr plin d bruit. — Qu’st-c qu tu vins fair, ang, dans ctt nuit ? Lui dis-j. — Il répondit : — J vins prndr ton âm. — Et j’us pur, car j vis qu c’était un fmm ; Et j lui […]

Après l’hiver

’HIVER Tout revit, ma bien-aimée ! e ciel gris perd sa pâleur ; Quand la terre est embaumée, e cœur de l’homme est meilleur. En haut, d’où l’amour ruisselle, En bas, où meurt la douleur, a même immense étincelle Allume l’astre et la fleur. ’hiver fuit, saison d’alarmes, Noir avril mystérieux Où l’âpre sève des […]

Au fils d’un poëte

’UN POËTE Enfant , laisse aux mers inquiètes Le naufragé, tribun ou roi ; Laisse s’en aller les poëtes ! La poésie est près de toi. Elle t’échauffe, elle t’inspire, Ô cher enfant, doux alcyon, Car ta mère en est le sourire, Et ton père en est le rayon. Les yeux en pleurs, tu me […]

Aux Feuillantines

, nous étons tout enfants. Notre mère dsat : Jouez, mas je défends Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles. Abel état l’aîné, j’étas le plus pett. Nous mangons notre pan de s bon appétt, Que les femmes raent quand nous passons près d’elles. Nous montons pour jouer au grener du couvent. […]

Aux anges qui nous voient

— Passant , qu’es-tu ? je te connais. Mais, étant spectre, ombre et nuage, Tu n’as plus de sexe ni d’âge. — Je suis ta mère, et je venais ! — Et toi dont l’aile hésite et brille, Dont l’œil est noyé de douceur, Qu’es-tu, passant ? — Je suis ta sœur. — Et toi, […]

Aux arbres

, vous connaissez mon âme ! Au gré des envieux, la foule loue e blâme ; Vous me connaissez, vous ! — vous m’avez vu souven, Seul dans vos profondeurs, regardan e rêvan. Vous le savez, la pierre où cour un scarabée, Une humble goue d’eau de fleur en fleur ombée, Un nuage, un oiseau, […]

Baraques de la foire

! J’étais pesif, ô bête prisoière, Devat la majesté de ta grave criière ; Du plafod de ta cage elle faisait u dais. Nous sogios tous les deux, et tu me regardais. To regard était beau, lio. Nous autres hommes, Le peu que ous faisos et le rie que ous sommes Emplit otre pesée, et […]

Billet du matin

, Oh ! dite, vou devez avoir eu de doux onge, Je n’ai fait que rêver de vou toute la nuit. Et nou nou aimion tant ! vou me diiez : — Tout fuit, Tout ’éteint, tout ’en va ; ta eule image rete. — Nou devion être mort dan ce rêve célete ; Il […]