poème

V

Coup sur coup. Deuil sur deuil. Ah ! l’épreuve redouble

Coup sur coup. Deuil sur deuil. Ah ! l’épreuve redouble.
Soit. Cet homme pensif l’acceptera sans trouble.
Certe, il est bon qu’ainsi soient traités quelques-uns.
Quand d’âpres combattants, mages, soldats, tribuns,
Apôtres, ont donné leur vie aux choses justes,
Ils demeurent debout dans leurs douleurs robustes.
Tu le sais, Guernesey, tu le sais, Caprera.

Sa conscience est fixe et rien n’y bougera.
Car, quel que soit le vent qui souffle sur leur flamme,
Les principes profonds ne tremblent pas dans l’âme ;
Car c’est dans l’infini que leur feu calme luit ;
Car l’ouragan sinistre acharné sur la nuit
Peut secouer là-haut l’ombre et ses sombres toiles,
Sans faire dans leurs plis remuer les étoiles.

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L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré.