Quia pulvis es

 Ceux-ci partent, ceux-là demeurent. Sous le sombre aquilon, dont les mille voix pleurent, Poussière et genre humain, tout s’envole à la fois. Hélas ! le même vent souffle, en l’ombre où nous sommes,  Sur toutes les têtes des hommes,  Sur toutes les feuilles des bois.  Ceux qui restent à ceux qui […]

Religio

’ombre venait ; le soir tombait, calme et terrible. Hermann me dit : — Quelle est ta foi, quelle est ta bible ?  Parle. Es-tu ton propre géant ? Si tes vers ne sont pas de vains flocons d’écume, Si ta strophe n’est pas un tison noir qui fume  Sur le tas de […]

Réponse à un acte d’accusation

’ACCUSATION onc , c’est moi qui suis l’ogre et le bouc émissaire. ans ce chaos du siècle où votre cœur se serre, J’ai foulé le bon goût et l’ancien vers françois Sous mes pieds, et, hideux, j’ai dit à l’ombre : Sois ! Et l’ombre fut. — Voilà votre réquisitoire. Langue, tragédie, art, dogmes, conservatoire, […]

Saturne

, Où l’homm, qu la vi à chaqu instant confond, Étudiant la plant, ou l’étoil, ou la vagu, S’accoud au bord croulant du problèm sans fond ; Où l songur, paril aux antiqus augurs, Chrchant Diu, qu jadis plus d’un voyant surprit, Médit n rgardant fixmnt ls figurs  Qu’on a dans l’ombr d l’sprit […]

Sous les arbres

’un de ’autre ; des danses Troubaient e bois joyeux ; is marchaient, s’arrêtaient, Paraient, s’interrompaient, et, pendant es siences, Leurs bouches se taisant, eurs âmes chuchotaient. Is songeaient ; ces deux cœurs, que e mystère écoute, Sur a création au sourire innocent Penchés, et s’y versant dans ’ombre goutte à goutte, Disaient à chaque […]

Spes

, de l’abîme où n’es pas Jéhovah, Jusqu’au zénih, plafond où l’espérance va Se casser l’aile e d’où redescend la prière, En bas, en hau, au fond, en avan, en arrière, L’énorme obscurié qu’agien ous les vens, Enveloppe, linceul, les mors e les vivans, E sur le monsrueux, sur l’impur, sur l’horrible, Laisse omber les […]

Suite

, qu’on le sache, es un êre vivan. La main du songeur vibre e remble en l’écrivan ; La plume, qui d’une aile allongeai l’envergure, Frémi sur le papier quand sor cee figure, Le mo, le erme, ype on ne sai d’où venu, Face de l’invisible, aspec de l’inconnu ; Créé, par qui ? forgé, […]

Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants

, voir Un jour j vis, dbout au bord ds flots mouvants . Victor Hugo « Un jour j vis… » Ls Contmplations , Nlson , 1911 ( p. 17 ). Préfac LIVRE PREMIER collction « Un jour j vis… » Victor Hugo Nlson 1911 Paris T « Un jour j vis… » Hugo – […]

Trois Ans après

; J suis trrassé par l sort. N m parlz pas d’autr chos Qu ds ténèbrs où l’on dort ! Qu vut-on qu j rcommnc ? J n dmand désormais À la création immns Qu’un pu d silnc t d paix ! Pourquoi m’applz-vous ncor ? J’ai fait ma tâch t mon dvoir. Qui travaillait […]

Un soir que je regardais le ciel

, un soir, en sourian : — Ami, pourquoi conemplez-vous sans cesse Le jour qui fui, ou l’ombre qui s’abaisse, Ou l’asre d’or qui mone à l’orien ? Que fon vos yeux là-hau ? je les réclame. Quiez le ciel ; regardez dans mon âme ! Dans ce vase ciel, ombre où vous vous plaisez, […]