poème

VII

Chanson

J’aime à me figurer, de longs voiles couvertes,
Des vierges qui s’en vont chantant dans les chemins
Et qui sortent d’un temple avec des palmes vertes
Aux mains ;

Un rêve qui me plaît dans mes heures moroses,
C’est un groupe d’enfants dansant dans l’ombre en rond,
Joyeux, avec le rire à la bouche et des roses
Au front !

Un rêve qui m’enchante encore et qui me charme,
C’est une douce fille à l’âge radieux
Qui, sans savoir pourquoi, songe avec une larme
Aux yeux ;

Une autre vision, belle entre les plus belles,
C’est Jeanne et Marguerite, astres, vous les voyez !
Qui, le soir, dans les prés courent avec des ailes
Aux pieds !

Mais des rêves dont j’ai la pensée occupée,
Celui qui pour mon âme a le plus de douceur,
C’est un tyran qui râle avec un coup d’épée
Au cœur !

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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