poème

XXIX

L’absolu, l’éternel. Rien après, rien avant

L’absolu, l’éternel. Rien après, rien avant.
Hors de cet horizon l’esprit n’est pas vivant.
S’il n’a point l’abîme, il réclame.
Tout vouloir, tout savoir, tout sonder tour à tour,
C’est la seule façon de composer un jour
Qui suffise au regard de l’âme.

L’âme veut pour plafond la vaste liberté,
Et ne peut demeurer que dans l’illimité.
Ni cloisons, ni rideaux, ni toiles.
Seuls la nuit, sous le ciel calme et silencieux,
Les sphynx n’ont, pour emplir de lumière leurs yeux,
Pas trop de toutes les étoiles.

L’immensité, c’est là le seul asile sûr.
Je crois être banni, si je n’ai tout l’azur.
Tout l’espace, c’est là que j’entre.
Je veux tout le ciel bleu, je veux tout le ciel noir ;
L’infini par moments me semble à peine avoir
La dimension de mon antre.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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