poème

XVI

Le Campéador, l’homme honnête et sans ennui

Le Campéador, l’homme honnête et sans ennui,
Cria dans la forêt profonde devant lui,
— Ici, lion ! il faut que je te parle. Approche. —
Alors on vit sortir de derrière une roche
L’habitant chevelu des monts d’Almonacid.
— Tiens, vous me tutoyez, dit le lion au Cid.
Pourquoi ? — Le Cid terrible et doux, cher à l’Espagne,
Dit : — Parce que je suis ton frère. — Et la montagne,
Et la forêt, la rose, et l’herbe, et le buisson
Trouvèrent que le Cid superbe avait raison.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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