poème

XXIV

Nuit, tu me fais l’effet ce soir, ô nuit glacée

Nuit, tu me fais l’effet ce soir, ô nuit glacée,
D’avoir quelque mauvaise et lugubre pensée ;
Tu t’avances sans lune, et sans souffle, et sans bruit ;
Est-ce donc que tu veux trahir, ô sombre nuit,
Et saisir brusquement dans l’ombre, et, toi qui lâches
Tous les êtres méchants et tous les êtres lâches,
Livrer à quelque bec noir, sinistre, enflammé,
L’oiseau qui dort, et qui, confiant, l’œil fermé,
Son aile recouvrant sa tête délicate,
Tient le tremblant rameau du bon Dieu dans sa patte ?

23 mai 1855.

suggestion

Recueils
Populaires

NEWSLETTER

Recevez chaque jour de l’année un poème de Victor Hugo

citation

« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

Ces vers appartiennent au domaine public, mais cette édition est protégée.

Le clic droit est désactivé sur ce site.