poème

XXX

Nuit

Toute la nature vivante
Travaille, à l’heure où le jour fuit,
Sous je ne sais quelle épouvante
Qui tombe des astres la nuit.
Livrée aux mystères sans nombre,
Morne, elle voit en frémissant
S’ouvrir sur elle dans cette ombre
L’œil de l’Inconnu tout puissant.
Oh ! quel effroi ! se reconnaître,
Sans durée et sans liberté,
À la discrétion de l’être
Qui se meut dans l’éternité !
Noire énigme où tout se rassemble
Pour cacher le but et le mot !
On sent en bas quelqu’un qui tremble ;
On sent quelqu’un qui rêve en haut.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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