poème

II

Admire, enfant ! souvent aux marins de Messine

— Admire, enfant ! souvent aux marins de Messine
Un pauvre feu de pâtre au loin montre et dessine
Charybde ou bien Scylla.
Il conduit le nocher dans sa route prospère !…
— Mais, répondit l’enfant, l’étoile aussi, mon père,
Peut servir à cela. —
Ô mon fils, ô mon fils ! tu l’as dit ! Parle encore !
Ô front pur qui vers moi montes comme une aurore,
Mon enfant bien aimé !
Tout est grand ! Tout est bon ! tu l’as dit de ta bouche
Qui versa tant de fois sur mon esprit farouche
Son souffle parfumé !
Tu l’as dit ! un seul mot de ta pure innocence
— Vaut mieux que ma sagesse et plus que ma science,
Enfant religieux !
Pour un regard d’enfant le ciel n’a pas de voiles.
Où pourrait-on trouver le secret des étoiles
Si ce n’est dans tes yeux ?

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citation

« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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