poème

XLIX

Chacun choisit un homme, et moi, j’ai choisi Dieu !

Chacun choisit un homme, et moi j’ai choisi Dieu !
Oui, j’ai, pour l’expliquer à la foule muette,
Pris le plus grand poème et le plus grand poète !
Je ne lis pas du grec ni du latin ; je lis
Les horizons brumeux, les soirs doux et pâlis,
Le ciel bleu, le lac sombre où l’étoile se mire ;
Je déchiffre le cœur de l’homme, le sourire,
Le soupir, le regard, la voix que nous aimons,
Puis et toujours, les champs, les forêts et les monts,
Et dans mon œuvre grave et parfois solennelle,
Je traduis la nature, épopée éternelle !

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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