poème

XX

La bête regarda l’homme venir vers elle

La bête regarda l’homme venir vers elle.
Ses quatre pieds, sa croupe âpre et surnaturelle,
Et son ventre hideux couvraient plus d’un arpent ;
Avec les torsions subites du serpent
Elle avait l’œil du tigre, et les vautours farouches
Volaient sur elle ainsi que sur un ver les mouches ;
On eût dit que le mont sous son poids étouffait ;
Un lion rugissant près d’elle n’eût pas fait
Plus d’effet que Moschus soupirant une idylle ;
L’ombre semblait avoir peur de ce crocodile ;
Sa gueule était le gouffre où la lave apparaît ;
Ses glissements étaient marqués dans la forêt
Par des écrasements de roches et de chênes ;
Sa prunelle était faite avec toutes les haines
Que l’enfer fait flamber à ses noirs soupiraux ;
Elle rugit.
— Bonjour, lézard, dit le héros.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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