poème

XXIII

La guerre qui est dans l’avenir importune les devins

Les, prophètes pensifs sgnt loin dés mûltitudes,
Loin des villes qu’emplit lé tumulte et lé bruit.
On sait qu’ils sont là-bas dans leurs sombres études.
Ils n’ont autour d’eux, nus au fond des solitudes,
Le jour que le soleil et que l’ombre la nuit.
Nul vivant ne les suit. Que le vent souffle ou dorme,
Jamais leur toit de joncs n’attire un pas humain.
Du désert morne et grand leur esprit prend la forme.
Le lion, qui parfois montre sa tête énorme,
Les voit de loin rêver et passe son chemin.
Et cependant, voici-ce qu’ont dit les prophètes.
Dont l’oeil voit l’avenir et brille aux lieux sacrés :
Jusques à quand, troublés au fond de nos retraites,
Entendrons-nous des cris et le bruit des trompettes,
Et verrons-nous s’enfuir des hommes effarés.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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