poème

VII

Le matin, les vapeurs, en blanches mousselines

Le matin, les vapeurs, en blanches mousselines,
Montent en même temps, à travers les grands bois,
De tous les ravins noirs, de toutes les collines,
De tous les sommets à la fois !
Un jour douteux ternit l’horizon ; l’aube est pâle ;
Le ciel voilé n’a plus l’azur que nous aimons,
Tant une brume épaisse à longs flocons s’exhale
Du flanc ruisselant des vieux monts.
On croit les voir bondir comme au temps du prophète,
Et l’on se dit, de crainte et de stupeur saisi :
— Ô chevaux monstrueux ! quelle course ont-ils faite,
Que leurs croupes fument ainsi ?

Cauterets, 27 août.

suggestion

Recueils
Populaires

NEWSLETTER

Recevez chaque jour de l’année un poème de Victor Hugo

citation

« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

Ces vers appartiennent au domaine public, mais cette édition est protégée.

Le clic droit est désactivé sur ce site.