poème

XLIV

Ô misérables amas de vanités humaines

Ô misérable amas de vanités humaines,
Rêves ! au premier vent qui souffle dans les plaines,
Comme tout se disperse et tout s’évanouit !
Puissance, amour, douleur qui brûle dans la nuit,
Orgueils et voluptés, colères enflammées,
Comme cela se mêle à toutes les fumées !
À quoi bon tant d’ardeur et tant d’emportement
Pour arriver si vite à tant d’abattement !
Hommes ! pourquoi ce bruit, et pourquoi faire attendre
Des colosses au monde ? On croit, à vous entendre
Rugir dans le brasier des sombres passions,
Au milieu des fureurs et des ambitions,
Autour de ce que l’âme embrasse, craint, désire,
Que vous êtes de bronze, et vous êtes de cire !

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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