poème

XIII

Chanson

La femelle ? elle est morte.
Le mâle ? un chat l’emporte
Et dévore ses os.
Au doux nid qui frissonne
Qui reviendra ? personne.
Pauvres petits oiseaux !

Le pâtre absent par fraude !
Le chien mort ! le loup rôde,
Et tend ses noirs panneaux.
Au bercail qui frissonne,

Qui veillera ? personne.
Pauvres petits agneaux !

L’homme au bagne ! la mère
À l’hospice ! ô misère !
Le logis tremble aux vents ;
L’humble berceau frissonne.
Qui reste-t-il ? personne.
Pauvres petits enfants !

Jersey, février 1853.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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