poème

XXXII

Tourmente

Oh ! comme tout devient terrible sur la mer !
Ces noirs chanteurs chantant sans cesse le même air,
Les flots, dressent leur blanche crête ;
Et la nuée accourt, soufflant sur l’eau qui fuit
Toute l’horreur du gouffre et tout ce que la nuit
Contient de haine et de tempête ;

Et voici l’ouragan qui monte en mugissant
Avec un grincement de chaîne, et qui descend,
Et qui remonte dans la brume,
Et moi, plus frissonnant que l’air dans mon manteau,
Je dis : ― Seigneur ! Seigneur ! qu’est-ce que le marteau
Fait à cette heure sur l’enclume ?

Dieu ! quels événements d’airain, quels rois de fer,
Quels colosses armés des glaives de l’enfer,
Quels géants à l’horrible forme,
Vont sortir de votre ombre, et qu’allons-nous donc voir ? ―
Ainsi je rêve au bruit que fait sous le ciel noir
Le soufflet de la forge énorme.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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