poème

XXII

Épitaphes d’enfants

I

Enfant, que je te porte envie !
Ta barque neuve échoue au port.
Qu’as-tu donc fait pour que ta vie
Ait sitôt mérité la mort ?

II

Entre au ciel. La porte est la tombe.
Le sombre avenir des humains,
Comme un jouet trop lourd qui tombe,
Échappe à tes petites mains.

III

Qu’est devenu l’enfant ? La mère
Pleure, et l’oiseau rit, chantre ailé.
La mère croit qu’il est sous terre,
L’oiseau sait qu’il s’est envolé.

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citation

« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

Poésie

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