Victor Hugo Cri de guerre du mufti Les Orientales ,  Ollendorf ,  1912 ,  24 ( p.   661 ). ◄   Navarin La douleur du pacha   ► collection Cri de guerre du mufti Victor Hugo Ollendorf 1912 Paris C 24 Cri de guerre du mufti Hugo – Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu Hugo – Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu/7 661  

VI CRI DE GUERRE DU MUFTI.

Hierro, despierta te !
Cri de guerre des Almogavares.
Fer, réveille-toi !

En guerre les guerriers ! Mahomet ! Mahomet !
Les chiens mordent les pieds du lion qui dormait,

Ils relèvent leur tête infâme.

Écrasez, ô croyants du prophète divin,
Ces chancelants soldats qui s’enivrent de vin,

Ces hommes qui n’ont qu’une femme !

Meure la race franque et ses rois détestés !
Spahis, timariots, allez, courez, jetez

À travers les sombres mêlées

Vos sabres, vos turbans, le bruit de votre cor,
Vos tranchants étriers, larges triangles d’or,

Vos cavales échevelées !

Qu’Othman, fils d’Ortogrul, vive en chacun de vous.
Que l’un ait son regard et l’autre son courroux.

Allez, allez, ô capitaines !

Et nous te reprendrons, ville aux dômes d’or pur,
Molle Setiniah, qu’en leur langage impur

Les barbares nomment Athènes !

21 octobre 1828.