poème

XXXVIII

Écrit au bas d’un portrait de Madame la Duchesse d’Orléans

Écrit au bas d’un portrait de madame la duchesse d’orléans

Quand cette noble femme eut touché la frontière,
Proscrite et fugitive, hélas ! mais reine encor,
Emportant son grand cœur, sa tristesse humble et fière,
Et ses enfants, tout son trésor,
À ce port de l’exil la voyant arrivée,
Après tant de périls dans ces sombres chemins,
Ceux qui l’accompagnaient disaient : Elle est sauvée !
Et pleuraient en joignant les mains.
Vers ces derniers amis que le malheur envoie,
Elle inclina son front et s’écria : Seigneur !
Me voici hors de France ! ils en pleurent de joie,
Et moi, j’en pleure de douleur !

1er mars 1848.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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