poème

XLIII

Sombres aboyeurs des ténèbres

Sombres aboyeurs des ténèbres,
Abîmes, que me voulez-vous ?
Que demandez-vous, nuits funèbres ?
Pourquoi soufflez-vous, vents jaloux ?
Pourquoi, mêlant brumes, nuées,
Tourbillons, flots pleins de huées,
Multiplier autour de moi,
Devant mes prunelles obscures,
Dans toutes ces vagues figures
Les attitudes de l’effroi ?
Je suis une âme ombres farouches,
Je vous échappe ; mon flambeau
Ne peut être éteint par vos bouches,
Gouffres de l’énorme tombeau !
Je ne vous dois rien que ma cendre,
Que ma chair qui doit redescendre,
Vaine argile qui dure peu,
Poussière, d’où l’esprit s’élance.
Je vous la donnerai. Silence.!
Et laissez-moi songer à Dieu.

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« L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré. »

HUGO

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