poème

XI

Quand l’eunuque régnait à côté du césar

Quand l’eunuque régnait à côté du césar,
Quand Tibère, et Caïus, et Néron, sous leur char
Foulaient Rome, plus morte, hélas ! que Babylone,
Le poëte saisit ces bourreaux sur leur trône ;
La muse entre deux vers, tout vivants, les scia.
Toi, faux prince, cousin du blême hortensia,
Hidalgo par ta femme, amiral par ta mère,
Tu règnes par décembre et tu vis sur brumaire,
Mais la muse t’a pris ; et maintenant, c’est bien,
Tu tressailles aux mains du sombre historien.

Pourtant, quoique tremblant sous la verge lyrique,
Tu dis dans ton orgueil : — Je vais être historique. —
Non, coquin ! le charnier des rois t’est interdit.
Non, tu n’entreras point dans l’histoire, bandit !
Haillon humain, hibou déplumé, bête morte,
Tu resteras dehors et cloué sur la porte.

Jersey, 1er août 1853.

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L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ; c’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré.